LFB : Communiqué de Nantes-Rezé

Publié le par Thibaut LASSER

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L'avenir semble s'assombrir de plus en plus sur les bords de Loire. Ainsi, le service communication du Nantes-Rezé vient de transmettre un communiqué sans équivoque :

 

« Le Rezé basket 44, support historique du Nantes Rezé basket ne peut se résoudre à la disparition du basket féminin de haut niveau sur notre agglomération et notre département. Thierry Frère a permis aux Déferlantes de s’inscrire dans la première moitié du championnat de France de Ligue Féminine de Basket et de prendre part à une coupe d’Europe pendant cinq années consécutives. Il n’est pas du rôle de notre club de porter un jugement sur l’état financier du NRB ni même sur les moyens de gestion qui ont été employés pour y parvenir.

 

Cependant il est aujourd’hui établi que l’avenir proche du Nantes Rezé Basket est menacé et que ni Monsieur Frère ni Monsieur Hervé, nouveau Président, ne semblent en mesure de remédier aux problèmes économiques existants. Détenant les droits sportifs auprès de la Fédération Française de Basketball, le Rezé basket 44 soumettra dans les jours qui viennent à ses adhérents la création d’une nouvelle section professionnelle qui restera détachée dans la gestion et les moyens développés de la structure amateur. Il proposera, dans un second temps, un bureau provisoire le temps d’affiner un nouveau projet avec les collectivités locales et les partenaires privés prêts à nous accompagner pour porter haut les couleurs du basket féminin.

 

Ce nouveau projet reposera sur des valeurs d’éthique, d’engagement et de transparence à l’égard des partenaires. Il veut rester ambitieux dans la place qu’occupera l’équipe des Déferlantes au rang national et international. Le basket métropolitain nantais doit rester au plus haut niveau pour attirer de nouveaux spectateurs et de nouveaux sponsors privés. L’image exceptionnelle qu’ont renvoyé les déferlantes cette saison dans des conditions d’incertitudes professionnelles lourdes est une référence de respect et de retour vers un public fidèle dans les épreuves. Nous nous appuierons sur ces vertus pour fonder notre projet sportif : ambition, combativité, conscience sociale de l’exemplarité vers les jeunes que peuvent porter les professionnelles et plaisir du  beau jeu pour les joueuses et les spectateurs. Nous mettrons également l’accent sur notre centre de formation, valeur montante du NRB depuis quatre ans, qui cherchera à donner la possibilité aux jeunes basketteuses de Loire Atlantique qui en ont le potentiel d’accéder au haut niveau voire au plus haut niveau.

 

La FFBB devrait dans les jours à venir rétrograder le Nantes Rezé Basket. Cette mesure réglementaire est inévitable et logique si le dépôt de bilan est envisagé. Cependant, cette sanction est, dans un premier temps, administrative. Il appartient à l’association d’apporter aux instances les preuves tangibles de la capacité du club à poursuivre son activité tant sur le plan sportif qu’économique. Le plan de reprise envisagé devrait permettre au NRB de repartir sur un budget sensiblement identique à celui effectif pour la saison 2013-2014 (1.4 millions d’Euros) et donc de prétendre aux compétitions sportives pour lesquelles elle s’est qualifiée (LFB et Eurocup)

 

Pour que chacun s’inscrive dans cet élan commun qui peut pérenniser le basket féminin de haut niveau, nous espérons permettre aux Déferlantes du Nantes Rezé Basket de continuer leur ascension sportive sans pâtir d’une situation économique indépendante de leur volonté. »

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C.C. 17/05/2014 09:29


A l’heure où l’avenir du NRB se pose, comme celui de Lyon, le Dauphiné Libéré a annoncé hier le dépôt de bilan de Challes Basket.


 


On se souvient qu’en juin 2012, les dirigeants du club savoyard soutenaient que ce n’était pas des difficultés financières qui amenaient
Challes à quitter la Ligue mais le refus d’une majorité des membres de l'association de fusionner avec Lyon, lesquels contestataires en portaient de fait la responsabilité !


Ce serait donc après deux saisons de NF3 puis de Pré-Nationale (où les Savoyardes ont fini 11e sur 12) que le déficit se serait
creuser au point de déposer le bilan ?


 


Les dirigeants challésiens, qui il faut le souligner avaient eu le mérite de prendre le club en NF3 pour l’amener économiquement en LFB et en
Eurocoupe, ont cumulé plusieurs erreurs, portés sans doute dans leur élan par dix années d’une ascension sportive rapide et exceptionnelle :


 


-          avoir attaqué au
Tribunal en 2008 ou 2009 ( ?) les fédérations slovaques et néerlandaises même si sur le fond le club avait de bonnes raisons. C’était le pot de terre contre le pot de fer. Et ces procédures,
perdues de surcroît, au même titre que l'objet de ces recours, ont commencé à mettre les finances dans le rouge.


 


-          avoir changé de
politique et d’ambition (2010) après la mise à l’écart de Corinne Bénintendi (2009) et l’arrivée d’Aldo Corno, en poursuivant certes la formation mais en recrutant des joueuses onéreuses sur le
marché en rapport bien entendu avec les moyens du club (Bass, Bär, Page, Podrug...). Ce dernier a eu l’estomac plus gros que le ventre, financièrement et sportivement parlant. La grenouille a
voulu se faire aussi grosse que le bœuf…


 


-         faire comme si la crise
économique n’était que passagère alors qu’on le voit encore aujourd’hui, elle est structurelle et profonde. Qui pouvait le savoir ? Mais le risque a été pris. Or il n’y a eu ni lendemains
meilleurs ni retours de partenaires, mais une réduction constante du sponsoring privé comme des financements des collectivités locales.


 


-          plutôt que de réduire
la voilure (si c’était encore possible) et se maintenir en Ligue 2 comme le porte drapeau du basket alpin, tous les risques ont été pris dans deux projets de construction incertains,
insuffisamment chiffrés, de centre de formation et de rénovation de la salle, avec des financements publics pour un usage privé, hors des procédures d’appels d’offre, qui ont été - pour ces
raisons - invalidés par les services préfectoraux … quelques jours avant que n’apparaisse un projet de fusion (avec Lyon) qui ne respectait aucune des conditions prévues par les règlements
fédéraux. En espérant sauver la face et les meubles. Car entre-temps, les joueuses avaient été réengagées pour la saison suivante, voire la meilleure d’entre elles pour trois ans !


 


Depuis, le club a tenté de négocier sa dette, subissant aussi semble-t-il quelques procédures prud’homales qui l’ont probablement amené à
déposer aujourd’hui le bilan. Pour espérons-le, repartir a priori au même niveau l’an prochain sous un nouveau nom et maintenir l’activité basket. En attendant, un jour peut-être, un retour de
flamme, qui sait ?  


 


Chaque intersaison, hélas, nous offre en tout cas (Nantes, Lyon, Istres, Perpignan…) sont lot de mésaventures économiques et sportives.